On a tout foiré Emilie Pugnot
On a tout foiré

Photos

Possible traduction de «We blew it.», dernière réplique avant la fin tragique du film Easy Rider de Dennis Hopper (1969); ce travail est un parti pris tant au niveau du titre que des sujets et du matériel utilisé.
Lors d’une résidence de 3 mois aux Etats-unis, l’appareil numérique cassé, le choix s’est vite imposé d’utiliser un jetable. Solution provisoire qui s’est transformée en évidence pour sa simplicité d’utilisation et son rapport moins distant aux objets photographiés. Toujours sans flash ni retouche, les limites techniques du jetable sont visibles, symbole de la consommation instantanée.

Ce travail dévoile une intimité sincère quant aux lieux et aux sujets croisés. Il parle des effets de la société moderne sur la vie sociale à la périphérie des villes et sur les normes culturelles. Évoquant l’errance dans l’Amérique que je ne pensais pas trouver ainsi, sans itinéraire, ces photos ont en commun une certaine désillusion, l’ennui.
On a raté quelque chose. Ce qu’on voulait y trouver. La désillusion est là mais autre chose apparaît. De la violence naît une forme de beauté, de poésie presque qui imprègne ces lieux désertés.


8 cartes postales, 10 x 14,5 cm.
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